Les chiffres ne mentent pas : chaque année, des centaines de candidats frappent à la porte de l’ENSAAMA, portés par l’envie de plonger dans l’univers foisonnant du design et des arts appliqués. Pourtant, être admis ne signifie pas pour autant choisir son parcours à la carte. La réalité, plus nuancée, impose parfois une sélection supplémentaire pour certaines spécialisations, bien après la première rentrée. Résultats scolaires irréprochables ou pas, il faut parfois patienter, convaincre, s’adapter, la règle du jeu varie selon les filières.
Le rythme, lui aussi, bouscule les repères. Oubliez la routine des semaines cadrées : ici, les horaires se modulent en fonction des ateliers, des projets à rendre, des périodes d’intense production ou de réflexion collective. On jongle entre autonomie et travail en équipe, au gré des exigences pédagogiques. L’évaluation ne s’arrête pas à une note technique : argumenter ses choix, défendre ses réalisations face à un jury, fait partie intégrante du parcours. Savoir expliquer son processus devient aussi déterminant que la qualité de l’exécution.
Pourquoi l’ENSAAMA attire-t-elle les passionnés de design et d’arts appliqués ?
L’ENSAAMA s’est taillé une réputation unique parmi les écoles d’art françaises. Installée à Paris, elle offre un éventail de formations couvrant tout le spectre du design : design d’espace, design graphique, design de mode, mais aussi un solide ancrage dans les métiers d’art. Que l’on vise un DN MADE diplôme national ou un DSAA diplôme arts appliqués, chaque profil trouve sa place, qu’il vienne tout juste de décrocher le bac ou qu’il cherche à se spécialiser davantage.
Son influence s’enracine dans une histoire dense des arts appliqués, patiemment construite depuis plus d’un siècle. L’école a su évoluer : elle intègre les outils numériques sans tourner le dos au geste maîtrisé, mêlant tradition et innovation. Les étudiants bénéficient d’ateliers modernes, où la main façonne, la machine accélère, et l’expérimentation reste au cœur du processus.
Choisir l’ENSAAMA, c’est rejoindre un terreau fertile où la créativité s’enrichit de la diversité. Les projets interdisciplinaires rassemblent les futurs professionnels du design graphique, du design espace, du design mode et bien d’autres. Les échanges de points de vue sont constants, portés par des rencontres aussi bien avec des enseignants qu’avec des intervenants venus tout droit du terrain artistique ou du design.
Concrètement, cette ouverture se traduit par de multiples passerelles :
- des intervenants qui évoluent activement dans les milieux de l’art ou du design,
- des collaborations régulières avec des entreprises et institutions culturelles,
- des stages intégrés au cursus, permettant d’expérimenter la réalité professionnelle.
Cette dynamique rapproche l’ENSAAMA de références comme Boulle, tout en maintenant une exigence pédagogique qui séduit des candidats venus de tout l’Hexagone.
Plongée dans le quotidien des étudiants : entre ateliers, projets collaboratifs et vie de campus
À peine le soleil levé, l’ENSAAMA s’éveille. Les ateliers s’emplissent de silhouettes affairées : on découpe, on assemble, on esquisse, on code. La lumière crue met en valeur matières, tissus, papiers, pigments, mais aussi l’éclat des écrans et des outils numériques. La journée débute souvent par une session technique, un atelier de recherche-création ou une réunion autour d’un projet en cours. Ici, les élèves du DN MADE diplôme national, du DSAA diplôme arts appliqués et des filières métiers d’art se croisent, partagent astuces et inspirations, et confrontent leurs démarches.
Le rythme de la vie étudiante se cale sur l’avancée des projets. Maquettes de design espace et prototypes textiles partagent l’espace avec les écrans où s’affichent les dernières trouvailles en design graphique. L’échange est constant : chaque semaine, des projets collaboratifs réunissent plusieurs spécialités autour d’un défi, qu’il soit porté par une commande réelle ou imaginé pour l’occasion. Les enseignants guident, stimulent, posent les questions qui dérangent, mais laissent la liberté d’expérimenter, de se tromper, de recommencer.
Dans les espaces de pause, les discussions s’animent autour des concours à préparer, des expositions à organiser, des opportunités à saisir auprès de professionnels. On y partage conseils, doutes, et réussites, consolidant un esprit de groupe où l’entraide n’est pas un vain mot. Hors des cours, la vie continue : conférences, workshops, invitations à visiter des ateliers extérieurs rythment l’année et élargissent les horizons.
L’expérience ENSAAMA ne se réduit pas à la technique pure. Le passage par l’école façonne des personnalités affirmées, aiguise l’esprit critique, et prépare à affronter un secteur où la remise en question permanente devient la norme. Une réalité exigeante, mais terriblement stimulante pour qui rêve de faire du design un terrain d’expression et d’engagement.


