2025 ne fera pas de cadeau aux organismes de formation qui négligent la certification Qualiopi. Depuis la loi du 5 septembre 2018, chaque prestataire désireux de bénéficier de fonds publics ou mutualisés doit se soumettre à cette règle. L’accès au financement du Compte Personnel de Formation (CPF) dépend entièrement du respect de cette obligation. Audit initial, contrôles réguliers, sanctions immédiates en cas de manquement : la vigilance est permanente. Même si quelques cas d’exemptions subsistent, ils restent marginaux et strictement surveillés. Impossible désormais d’ignorer la montée en puissance de Qualiopi pour continuer à exister sur le marché et garantir la pérennité des financements.
Certification Qualiopi : comprendre ses enjeux et son rôle dans la formation professionnelle
Depuis le 1er janvier 2022, la certification Qualiopi s’impose à toute structure qui souhaite accéder à des fonds publics ou mutualisés pour ses formations. La gestion a été confiée au ministère du Travail, mettant un terme à l’époque Datadock et changeant la donne pour tous les acteurs concernés. La certification, délivrée par un organisme certificateur agréé par le COFRAC, s’appuie sur le Référentiel National Qualité (RNQ) qui s’est imposé comme la nouvelle référence.
Le dispositif concerne tous les opérateurs : organismes de formation (OF), centres de bilan de compétences, structures de validation des acquis de l’expérience (VAE), CFA, et prestataires spécialisés dans le développement des compétences. L’audit Qualiopi impose une analyse rigoureuse de sept critères et trente-deux indicateurs, couvrant autant la pédagogie que l’administration ou l’organisation. Concrètement, ce système fixe de nouvelles exigences, encourage la professionnalisation et rassure les financeurs sur le sérieux des prestations proposées.
Impossible de s’improviser conforme : audit initial, contrôles intermédiaires, révision complète tous les trois ans : le parcours est balisé. Seuls les certificateurs reconnus par l’État sont habilités à délivrer Qualiopi. Pour les organismes, obtenir cette certification permet d’accéder au CPF, aux OPCO, à Pôle emploi, aux financements régionaux et à la Caisse des Dépôts et Consignations.
Pour mieux saisir le fonctionnement et la portée de Qualiopi, gardez en tête ces points concrets :
- Certification indispensable pour tout financement issu de fonds publics ou mutualisés
- Évaluation selon le Référentiel National Qualité, synonyme de clarté et d’uniformité
- Audits menés par des certificateurs accrédités, sous la responsabilité du COFRAC et du ministère du Travail
L’exigence Qualiopi pousse chaque structure à revoir ses pratiques, à documenter précisément chaque étape, et à tirer parti de l’expérience accumulée. Ce cadre strict dynamise l’amélioration continue : un levier pour occuper une place solide dans la formation professionnelle.
Quelles démarches pour obtenir Qualiopi et rendre ses formations éligibles au CPF en 2025 ?
Rendre ses formations finançables par le compte personnel de formation (CPF) implique pour chaque organisme de formation de franchir une série d’étapes administratives et qualité bien définies. Tout commence par l’obtention du numéro de déclaration d’activité (NDA) attribué par la DREETS : il officialise l’existence de la structure et donne le feu vert pour entamer la démarche de certification.
Ensuite vient l’audit initial, mené par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC. Sept critères, trente-deux indicateurs : le référentiel national qualité (RNQ) encadre chaque dimension, de la conception des parcours à l’évaluation finale, sans oublier l’amélioration continue. Une fois la conformité acquise, l’organisme peut s’inscrire sur la plateforme EDOF (gérée par la Caisse des Dépôts) et rendre ses offres visibles sur Mon Compte Formation.
Pour qu’une formation soit accessible au CPF, elle doit avoir une dimension qualifiante ou certifiante, c’est-à-dire figurer au RNCP ou au répertoire spécifique (RS) sous la responsabilité de France compétences. Un descriptif précis, des liens clairs avec une certification reconnue et la conformité aux démarches administratives : autant de conditions pour espérer toucher les financements.
Le cycle de certification s’étale sur trois ans : audit de surveillance au milieu, puis renouvellement à la fin. Les sous-traitants impliqués dans des actions CPF doivent eux aussi avoir décroché Qualiopi, sauf cas particuliers concernant certains micro-entrepreneurs ou interventions purement logistiques.
Tout au long du processus, les acteurs publics et les certificateurs indépendants veillent à la régularité et à la transparence de l’offre de formation accessible via le CPF.
Des bénéfices concrets pour les organismes de formation : obligations, avantages et ressources à connaître
La certification Qualiopi bouleverse durablement le paysage de la formation professionnelle en France. Depuis 2022, chaque structure, qu’il s’agisse d’un organisme de formation (OF), d’un centre de bilan de compétences ou encore d’un centre de validation des acquis de l’expérience, doit présenter cette certification pour accéder à des financements publics et mutualisés (OPCO, Pôle emploi, régions, Caisse des Dépôts et Consignations). Cette exigence portée par l’État impose une conformité totale au référentiel national qualité (RNQ) et une formalisation rigoureuse des procédures internes.
Obtenir Qualiopi, c’est rejoindre un cercle reconnu par les financeurs publics. Cela permet d’accéder au CPF, véritable levier de financement pour les parcours des apprenants. La visibilité sur les plateformes nationales, notamment Mon Compte Formation, élargit considérablement l’audience. Transparence, suivi précis, amélioration continue : ces obligations se transforment en outils pour instaurer un climat de confiance avec les bénéficiaires et les partenaires institutionnels.
Plusieurs ressources et dispositifs d’appui existent pour faciliter la mise en conformité, en voici les principaux :
- Le guide de lecture Qualiopi, publié par le ministère du Travail, qui détaille chaque critère du RNQ.
- Des dispositifs d’accompagnement proposés par certains OPCO et réseaux professionnels, pour préparer l’audit et structurer les démarches.
La certification Qualiopi, c’est la reconnaissance sur tout le territoire, mais aussi l’adoption d’une méthode exigeante : rigueur quotidienne, documentation précise et suivi régulier du bilan pédagogique et financier deviennent la norme attendue.
Sur le terrain, le résultat est tangible. Les organismes gagnent en légitimité, les apprenants comme les entreprises s’appuient sur des parcours mieux construits et mieux encadrés. Cette transformation, parfois perçue comme une contrainte, trace les contours d’un secteur plus fiable, mieux armé pour répondre aux attentes de demain. La barre monte, mais avec elle, l’opportunité de faire la différence et de bâtir une réputation solide dans le paysage de la formation.


